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Cette pièce utilise les 9 premiers vers du Chant III de l'Enfer, première partie de la Divine comédie de Dante Alighieri, tout comme l’œuvre suivante "Les neuf cercles D'alighieri" pour soprano et orchestre. Ces neuf vers offrent pour caractéristique, à travers leur charge émotionnelle, un équilibre dans la répartition des termes (noms, adjectifs, verbes, pronoms, locutions verbales) qui assignent au texte une manière d'instantanéité, comme si les neuf vers étaient lus même temps. La forme que je construis est le fruit d'une inscription : sur la porte de l'enfer, s'imprime à la vue de celui qui s'y présente, l'entièreté du texte, les neuf vers, d'abord flous, presque illisibles puis de plus en plus clairs, de plus en plus présents, jusqu'à dénier tout espoir à celui qui doit ouvrit cette porte (sens du dernier vers), comme une métaphore du "plein" qui abolit l'existence du hasard des existences. Le poème (musical) est construit par conséquent
sur cette inscription du texte, non pas d'une manière linéaire,
mais comme l’épaisseur d'un sens qui se révèle
peu à peu. Les instruments joués par les chanteurs ont
pour but, soit de s'y substituer, soit de les nourrir d'une dimension
instrumentale, puisqu'elles sont les instruments et non les sujets
du texte. D. Cohen |
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