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Jeux pour piano et 4X (électronique en temps
réel) est une pièce qui eut une première version
en 83/84 sous le titre de « Proiezione ». Les modèles
d'écriture qui y étaient employés proposaient
étaient conçus selon un principe aléatoire
contrôlé par l'exécutant, non pas en lui donnant
des choix de parcours à l'intérieur d'un graphisme
plus ou moins défini, mais en mettant en place un système
de déduction (des tempi de déroulement de séquences
pour l'essentiel), qui le contraignait à observer la cohérence
d'un choix premier, donc à relativiser les conséquences
d'une décision. De cette démarche, dont j'ai changé la réalisation pour des raisons techniques et aussi musicales, j'ai gardé le principe de l'interaction de ce que j'appellerai une « source mémoire » ou source morte et d'une « source « incidente » ou source vive (le pianiste), mais suivant un protocole de transformations plus diversifiées. Le titre de cette oeuvre offre quelques résonances, qui, si elles ne sont pas en relations directes avec les procédures écrites et technologiques employées, sont à minima connexes, dans un rapport au langage, des préoccupations d'ordre formel. L'on parle du jeu d'un acteur ; avoir un beau jeu
(de cartes) ; un jeu est aussi une série complète
d'objets de même nature, un jeu d'orgue par ex. ; le jeu est
une interprétation, une manière de mettre en oeuvre
; le jeu est aussi le mouvement d'un mécanisme ; D. Cohen |
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