Ombre 2 fait partie d’un cycle de pièce solistes
avec ou sans électronique. (Ombre 1 pour violoncelle et électronique.,
Eleistà pour 6 violoncelles et électronique..., Nodus
1 pour clarinette solo, Nodus 2 pour clarinette solo) Ces œuvres
sont en général écrites en réponse et
pour certains amis musiciens qui se sont très investi dans
le domaine de la musique d’aujourd’hui, ici Chen Halevi.
Dans les deux œuvres Ombre 1 et Ombre 2, comme le titre
l’indique, la partie électronique fonctionne comme
une ombre de la partie instrumentale, et est intégralement
construite à partir de sons de l’instrument soliste.
L’univers sonore est celui de la composition globale, non
celle d’une démonstration technologique (comme d’autres
oeuvres conçues pour piano (Jeux).
Ombre 2 commence avec 8 fausses clarinettes qui forment un tapis
très feutré et neutre ; On retrouvera ce matériau
au milieu comme un cours rappel, puis dans la dernière section,
modulé par un système de hauteur et de registre conduit
par l’instrument soliste.
La 2è section donne plus d’autonomie au soliste avec
une sorte de résumé harmonique » des phrases
horizontales de la clarinette.
La 3è section fonctionne à deux voix, dont les notes
principales sont « capturées » et spatialisées
à travers les HP. La 4è section est basée sur
un geste instrumental donné aussi bien par la clarinette
que l’électronique qui prolonge en écho les
notes longues avec un système de spatialisation random. Une
transition d’accords et un rappel de l’introduction
conduit à la dernière section qui amplifie la clarinette
dans un contrepoint qui structure l’espace vers un pianissimo
général.
D. Cohen